Partager l'article ! « La traque des nazis » hier soir sur France 2 : L'image de trop: Patrick Bruel, grand philosophe devant l’éternel, a dit un jour : qua ...
LE MONDE DE JULIETTE
De Bridget Jones à la Ménagère de - de 50 ans, le Blog des Femmes qui veulent Tout : Famille, Carrière, Amour, Gloire et Beauté !
______________________________
Pourquoi ce blog ?
La question serait plutôt : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Alors que j’ai l’ambition de vivre mille vies en une, que je vis ma vie pour la raconter aux autres, que le sens de ma vie c’est de créer du lien et de partager mon expérience pour que d’autres en profitent, j’ignorais que la réponse à ma quête s’appelait blog (en savoir plus ? cliquer ici).
Qui suis-je ?
Comment ? Vous ne me reconnaissez pas ? Malgré ma carte American Express et mes titres de gloire ?.... Hélas ! J’aurais pourtant bien voulu faire « connu » comme métier mais l’option n’existait pas dans les tables d’orientation. Alors j’ai fais carrière dans la communication et le développement commercial… toujours titillée par le syndrome « j’aurais voulu être une artiiiste » et sans rien lâcher de mes rêves.
A 25 ans, je créais ma boîte, à 29, j'inventais Juliette, mon double virtuel, à 30, je retournais à la fac, à 33, je trouvais l’homme de ma vie, à 36, je devenais chroniqueuse télé chez Christine Bravo, à 37, je faisais mon premier bébé, à 38, je publiais mes guides et surtout mon premier roman aux Editions Stock, on a même fini par me consacrer une chanson :0016:

Et depuis le blog ?
Un deuxième bébé né le 4 août 2007, et plein de bouquins dont :


mais aussi un job d'auteur dans
Les Nuz sur Comédie ! et surtout la participation à la nouvelle collection "futile mais fondamentale" de guides
psycho-humoristiques de Hachette
On n'est pas des Courges,
écrite exclusivement par des blogueuses, dont moi pour 7 titres



Pour en savoir plus, visitez
le mini-site créé par Hachette,
consultez ma bibliographie,
lisez les billets sur
Un Livre, Un Jour ou la chonique de la TSF sur YouTube, et cliquez ici
pour laisser vos commentaires,
critiques, feed-back, soutiens...
Comment me soutenir ?
Si vous aimez ce blog, n'hésitez pas à le faire savoir en passant par la case Recommander. Pour contribuer à le faire vivre, rien de mieux que de laisser un Commentaire sous le billet qui vous inspire. Pour être informé en exclusivité des nouveaux billets, il suffit de mettre votre e-mail dans la rubrique S'abonner. Et si tout cela ne suffit pas, vous pouvez aussi me laisser un message ici : csandner@wanadoo.fr
Merci... à tous ceux qui m’ont apporté leur soutien : Corinne, mon inspiratrice, Stanislas, mon grand bidouilleur informatique dévoué, Marika pour ses souvenirs de Douce France, Christophe pour la mascotte à six bras, Mimi pour le design de la chronique, Eric pour la création de la bannière et Dom sans qui elle ne serait toujours pas pleine page. Merci à tous mes lecteurs et commentateurs qui donnent à ce blog sa raison d’être.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Patrick Bruel, grand philosophe devant l’éternel, a dit un jour : quand on devient parent on découvre vraiment ce que l’amour et la peur veulent dire. Et c’est vrai que s’il arrivait quelque chose à mon fils, je sais que je ne m’en
relèverais pas. Tout en faisant partie de moi, il est pourtant destiné à m’échapper sans que jamais je ne puisse m’en détacher. Pire, en devenant mère je suis
aussi devenue mère universelle et la souffrance de n’importe quel autre enfant m’est devenue insupportable. Si bien que je me demande si, outre les sigles « interdit aux – de 10 ans,
etc », la télévision ne devrait pas rajouter des sigles du style « interdit aux mères de jeunes enfants ».
France 2 nous présentait donc hier ce document qualifié "d’indispensable" par Télérama sur la traque des nazis « s’appuyant sur des images d’archives inédites » dont certaines auraient
peut-être du le rester. Dès les premières minutes, on est saisi par l’effroyable efficacité du système nazi qui a réussi à gangrener et à
déshumaniser tout un peuple. On nous balance des images insoutenables de montagnes de cadavres décharnés, d’enfant
brutalement séparé de sa mère et tué sous ses yeux, de collection de tatouages prélevés sur la peau des déportés… Jusqu’à cette image de
trop, supposée illustrer l’opportunisme des industriels et des médecins allemands envers les déportés « puisqu’ils meurent, autant qu’ils servent à quelque chose ». On voit
ainsi une sorte de laborantin placide balancer et torde dans tous les sens un enfant en train de hurler (on nous fait grâce du son, mais l’image parle d’elle-même).
Je n’ai jamais vu dans aucune histoire, dans aucun film, d’information ou de fiction, un enfant en train de se faire torturer. Cette image était-elle vraiment
indispensable ? Qu’apporte-t-elle ? En quoi nous apprend-elle d’avantage que tout ce qui nous a été montré et raconté précédemment ? En tout cas, pour moi, elle a été
contre-productive puisque je me suis rabattu sur le film de TF1, une merde sans intérêt qui au moins ne risquait pas de me donner des cauchemars. Mais
cette image reste comme une blessure indélébile dont la violence continue à me hanter, et je me demande toujours : En
quoi était-elle nécessaire ?
L’homme n’est vraiment pas une femme comme les autres. Et quand je dis l’homme, je pense surtout au papa. D’abord parce que l’homme, par une étrange équation que je ne saurais expliquer, gagne en séduction avec un mouflet dans les bras. Paraît même que certains mâles en chasse empruntent leur nièce ou filleul pour attirer les femmes aux abords des bacs à sable. Et j’avoue que personnellement, rien ne m’émeut plus que de croiser au petit matin un de ces businessmen en costard cravate flanqués de leur progéniture à livrer sur le chemin de leur réunion avec Duboss. J’en voyais un l’autre jour dans le métro, follement séduisant, tout imprégné de son importance, avec l’assurance de celui qui jongle tous les jours ainsi entre son mobile, son portable et son porte-bébé (alors que ce, si ça se trouve, il n’a accepté cette mission que contraint et forcé, parce que sa femme est cloué au lit et que sa belle-mère est partie en croisière Costa pour récupérer de son dernier week-end avec le rejeton en question). Déjà, une femme se serait sentie obligée de trimballer un barda pas possible alors que monsieur semblait se contenter de son attaché-case. Ensuite, aucune mère digne de ce nom n’aurait toléré que bébé arbore comme ce fut le cas, pendant tout le trajet, une grosse crotte dans l’œil que monsieur ne semblait même pas remarquer. Enfin, nulle femelle n’aurait su garder le calme olympien de monsieur quand sa progéniture se mit à brailler au milieu du flot de voyageurs franciliens mal embouchés. Et je me suis dis que, décidemment, nous autres femmes aurions parfois intérêt à nous inspirer d’eux, qui se prennent tellement moins la tête et dont la zénitude ne semble en rien nuire au bien être de leur mouflet. C’est à peine croyable et pourtant avéré : Quand papa décidé sur l’inspiration du moment d’aller se balader avec bébé en oubliant la moitié des affaires que nous jugeons indispensable, sans prendre de précaution particulière, sans vérifier ni la météo, ni l’état des routes, ni le niveau de propagation de la grippe A dans le quartier, notre petit revient généralement entier, ravi, en pleine forme et en parfaite santé. Alors, les mamans, pour leur bien comme pour le nôtre, si on lâchait un peu du lest ?
Bonjour Juliette!
Je me rejouis de ne pas avoir regardé ce programme TV hier soir!!
Si la direction de cette émission souhaitait marquer les esprits... c'est chose faite! Mais je déplore ce choix, trop violent si j'en juge d'après ton observation...
Il y a de cela quelques mois, Canal + montrait au zapping de 13h le viol d'une jeune fille, filmé sur un telephone portable... ces images étaient insutenables et restent gravées dans ma mémoire... je le regrette...
Bisous Juliette
Bonjour!
J’ai le regret de constater que TOUS vos com ont été effacés depuis le 28.12.06… Voyez-vous une explication ??? Avez-vous une solution ???
D’avance, je vous remercie de vos réponses.
Deborah
Personnellement je n'ai pas vu ces images, je suis arrivée plus tard sur ce reportage. Mais peut etre ont ils voulu montrer une image plus "inédite" des camps de la mort ? Pour choquer justement et montrer l'horreur ABSOLUE... parce que les charniers, les corps à la pelleteuse, les trains, les douches, les electrocutions, les expériences de brulures au soufre, les cheveux, lunettes et chaussures entassées ont été des images maintes fois montrées (et encore pas assez car je suis une adepte du "n'oublions jamais pour ne pas recommencer!") dans les documentaires sur la solution finale nazie. comme disait Coluche "L'horreur est humaine" une fois de plus on en a eu la preuve sur ce reportage.
Pour en finir sur ce documentaire, pour moi le grand choc a été de voir des "grands" nazis acceder à des postes de pouvoir après guerre ! Dans ma grande naiveté, je croyais que Nuremberg avait réglé le problème des plus connus et que les autres étaient en amérique du Sud, bref qu'en europe n'étaient resté que les petits sous-fifres gratte papier de l'administration nazie ! Donc comme je disais grand choc!!!
Bon je vais maintenant arreter de te souler Juliette, désolée de ce long commentaire !
Calpurnia et Dom, votre contre-point est très intéressant, merci d'avoir pris le temps de le développer... malgré ma totale infidélité ! Eh oui, vous ne me voyez plus chez vous, ni ailleurs, et même sur mon propre blog j'ai du mal à suivre et à répondre aux com en temps et en heure (j'ai même fait ce post qui venait du coeur avant ma nouvelle chronique qui aurait du la précéder) mais outre mes deux jours de consulting par semaine en entreprise, mon nouveau job du mercredi sur les Nuz, mon troisième bouquin à livrer à la fin du mois (et comme je ne trouve aucun extrait de blog marrant et pertinent sur le thème du sexe, je suis obligée de les créer moi-même, c'est encore plus long), la famille, le blog et la vie domestique à gérer, j'ai une autre excuse que je vais vous dévoiler incessemment sous peu. Car CE N'EST PAS MA FAUTE et je vais bientôt vous présenter le VRAI coupable.
Du coup j'en oublie ma synthèse après thèse et anti-thèse : Je ne suis toujours pas sûr qu'il fallait voir pour savoir, je ne suis pas sûre que le fait d'être hantée par cette image fait avancer ma conscience et le Schmilblick en général, mais je suis sûre d'une chose : c'est qu'elle m'a rendu incapable de suivre la suite du reportage sur un sujet qui m'intéressait pourtant sur la "Traque des Nazis" et qui était physiquement plus soutenable même si moralement encore plus choquant (comme en témoigne Zaza).
Mais le pire finalement ne serait-il pas de ne pas avoir d'image puisque malgré ces images, l'honneur et l'inhumanité humaine continue ? Imaginez que le génocide soit arrivé avant l'apparition de l'image, du pain béni pour les négationiste. Alors, malgré tout, vive l'image !
C'est tout le problème de la télévision actuelle. D'un côté, il faut garder les telespectateurs devant leur télé, et jusqu'ici, le mieux que l'on ait trouvé, c'est les images racoleuses. D'un autre côté, les images de violence étant devenues monnaies courantes sur le petit écran, on en montre toujours plus. Et puis on peut toujours se déculpabiliser en arguant que de toute façon ces images circulent librement sur internet...
Pour ma part, je garde gravé dans ma mémoire cette image d'un enfant dans les bras de son père, sur lesquels l'armée est en train de tirer. Et cet enfant qui meurt sous le regard de la caméra. J'ai oublié où ça se passait, j'ai oublié l'enjeu de cette guerre. Je ne garde que cette image. A quoi ça sert...........
"Juliette fait de la télé"
Chère Juliette, je termine la lecture de ton bouquin ...
Mais quel talent d'écrivaine!!! C'est avec un plaisir immense que je me plonge dans ce livre léger, humoristique, décrivant un monde parallèle celui de la TV et de ses stars à travers tes yeux de femme spontanée, dynamique et consciencieuse !!!
Le style est fluide, personnel fort agreable à lire!!!
Je vous le conseille vivement!!!
Deborah
J'espère que tu auras autant de plaisir à lire mes prochains opus.
Je viens de publier un article consacré à ton bouquin!
Bisous
Deborah
La lecture de ton billet me confirme que j'ai bien fait de me plonger dans mon lit et dans mon dernier Irving.
J'ai le souvenir d'une émission similaire il y a quelques années... et je m'étais demandée comment nous allions nous y prendre pour transmettre cet héritage culturel et télévisuel à nos propres enfants, pour qu'eux aussi sachent, n'oublient pas.
Je n'ai toujours pas la réponse.
Et quand il y a peu, étaient diffusées en boucle les images de la pendaison de Hussein, j'ai écarté, en mère protectrice mes Kracottes de l'écran et zappé.
Je m'en vais les retrouver chez leur Mamie Nova qui, elle je le sais, a regardé ce reportage hier soir... j'espère qu'elle aura fait comme toi et se sera touvé un bon Hercule Poirot sur la TNT !
Chère Juliette, j'ai fait le chemin inverse que toi hier soir. En effet, j'avais commencé par "regarder" TF1, happé en tant que mâle par le décolleté de Natacha Amal. Et puis j'ai zappé (car elle n'était plus à l'écran), et je suis tombé sur la 2, sur ce reportage, et je n'ai plus bougé de la soirée (alors que je devais me coucher tôt, cause fatigue suite à un WE riche en émotions). Chaque fois que je tombe sur un reportage sur les barbaries nazies, je reste. Non pas par voyeurisme macabre, mais parce que à chaque fois je me demande comment on a pu en arriver là, comment ces hommes ont "réussi" à faire ce qu'ils ont fait tout en continuant à se regarder dans un miroir. Pour être franc, je n'aime pas trop quand la télé joue à montrer des images chocs pour attirer l'oeil et l'attention, quand on tombe dans la démagogie de l'image (avec risques de manipulation, cf les Spin Doctors de la Maison Blanche). Mais voilà, quand on parle des Nazis, pour moi, aucune image ne sera jamais assez forte pour montrer à nos yeux d'occidentaux du XXIème siècle l'Horreur qui a sévi pendant plus de 5 ans dans ces camps. Certes, ces images sont dures et insoutenables. Mais voilà... ce qui a été fait dans ces camps de la mort (industrialisée, une mort calculée comme une chaine de production d'une simple usine qui fabrique des voitures), c'est... la face la plus sombre de l'être humain. Il ne faut pas oublier ce que l'Homme est capable de faire pour servir son idéologie, l'Homme causera son extinction, la fameuse 6ème extinction.
Enfin bon, je comprends aussi ta position. Mais si ces images peuvent faire bouger certains pour aller voter aux prochaines élections... d'ailleurs, je pense me présenter, c'est une bonne idée, non ?
(Réponse à tous) Le pire, c'est que je suis dans l'absolu quelqu'un de relativement indifférente aux images. Toutes celles que vous évoquez : la pendaison de Sadam, un viol ou un tabassage sont des images de la violence ordinaire, qui arrive hélas tous les jours et qu'on a déjà vu ailleurs dans des films. Mais la torture médicalisée d'un enfant est tellement choquante au niveau du concept, tellement tabou, inhumain, inconcevable que j'en veux à ces images de m'avoir obligé à les "concevoir". Je me sens abimée, j'aurais voulu ne pas voir ces images et j'estime qu'elles ne m'ont fait que du mal sans rien m'apporter de plus.
En fait, je pense que la grande différence de nos points de vue vient du fait que je n'ai pas d'enfant. Je ne dis pas que cela m'a rien fait, au contraire, mais du coup, je me dis que je ne dois pas ressentir (sur ces images là) les mêmes choses que vous car je ne suis pas concerné de la même manière.
En revanche, et pour alléger l'ambiance, mon coeur est à chaque fois déchiré quand je revois les images de la finale de la dernière coupe du monde... c'est vrai que j'adore jouer au foot, donc ça me touche au plus profond...
Cela dit, pour redevenir sérieux, malheureusement, notre société (occidentale surtout) est basée sur l'image, il n'y a qu'à voir la campagne des candidats aux élections (je ne cite personne, mais j'y pense très fort), c'est devenu culturel, pire, c'est maintenant dans le subconscient collectif...
Hélas Juliette je pense qu'il faut montrer certaines images jusque là cachées. Parce que cela existe encore et toujours, alors que l'humanité avait dit "plus jamais".
Parce qu'aussi, l'horreur est banalisée par des films de plus en plus violents que nos enfants regardent sans moufter... Il faut encore arriver à toucher le coeur des hommes et femmes qui croient tout savoir, qui s'endurcissent sans s'en rendre compte.
L'horreur est toujours présente, ailleurs que chez nous... J'ai lu dernièrement un article bouleversant sur le génocide au Rwanda. Certains témoignages sont atroces... Et c'était hier...
Tout ce qui touche à l'enfance nous ramène à nos enfants. Mais un jour ils seront adultes. C'est à nous de leur faire comprendre ce qu'est l'horreur et qu'ils n'ont pas le droit d'y contribuer.
Je sais, ce que je dis est banal. Ta réaction montre que tu as du coeur et des sentiments. Certaines personnes peuvent tout voir sans frémir d'un cil, du moment que cela ne les touche pas. Et c'est cela qui me fait peur : cette incapacité à se mettre à la place de l'autre....
Parce que justement elle te hante, et qu'elle en hante d'autres...
Parce que la conscience de l'horreur vraie passe par des chemins qui hantent nos nuits...
Ces horreurs ont toujours cours, expérimentation des laboratoires sur les populations africaines, génocides, tortures et autres sévices sur des innocents, mains coupées, pieds tranchées, femmes violées à l'acide, les enfants continuent de mourir. Afrique, Inde, Pakistan, Chine, ...
Le silence de notre époque est tout autant de plomb qu'il y a 60 ans.
Les images ne seront jamais assez fortes pour ce que cela cesse, mais elles peuvent au moins éveiller nos consciences endormies.
Ta sensibilité t'honore, mais je suis d'accord avec Calpurnia, "plus jamais" avait on dit, et pourtant ...
PS : On ne te voit plus du tout chez nous...
salut juliette,
je suis aussi bookée que toi dans des domaines treeeeeeeeeees differents mais je suis venue te lire et je te donne mon avis ;-))
moi aussi je suis une maman, et je ne supporte pas/plus? ce type d'image (je me souviens qu'à 20 ans j'avais pas pu regarder "c'est arrivé pres de chez vous" censé être hilarant, je me suis planquée sous mon fauteuil de ciné), notamment dans les films, parce que je les trouve inutiles.
dans les reportages du type de celui là (que je n'ai pas regardé par manque évident de courage et d'énergie car il faut que je sois en forme pour ce type de truc), je vois les images différemment. (mon père est chercheur et il a consacré sa vie à l'étude de cette période de l'histoire,même s'il m'en a très peu parlé directement, je pense quand même que ça m'a influencée).
je trouve ces images à la limite du supportable, mais outre les très bonnes raison développées par Dom et Calpurnia, je me dis aussi "mais qui suis je moi dans mon petit confort douillet pour dire "cachez ces horreurs que je ne saurais voir"..." ceux à qui elles sont arrivées n'ont pas eu le choix de subir ou non ni même toujours le choix de regarder ou pas. et nous avons donc le devoir au nom de la mémoire d'accepter ces images et d'accepter qu'elles soient diffusées (même si par moments on a envie de faire l'impasse).
par contre elles doivent rester suffisamment rares pour rester percutantes, et ne pas créer un phénomène d'habitude et de banalisation, sinon on risque un endurcissement général des gens qui finiront par se dire "oh, bof, oui c'est horrible mais on voit ça tous les jours" (il parait que des SS étaient entraînés comme ça, sinon ils n'auraient pas non plus supporté de faire ce qu'ils ont fait) - est ce que ce n'est pas déjà le cas avec les images des carnages qui ont lieu tous les jours en Irak et qui passent quelques secondes sur les JT du soir ?...
Clara, il y a un SS très entraîné qui s'est donné la mort en laissant pour seul message "je ne supporte plus l'odeur de la chair brûlée qui règne sur ce camp"...
J'ai parlé avec maman de ce documentaire qu'elle a regardé. L'enfant séparée de sa mère qui court vers elle et que l'on tue sans scrupule. L'enfant torturé. L'horreur.
Il faut le voir. Je suis désolée de le dire, parce que cela existe toujours. Cela ne fait pas partie d'un obscur passé. Nous sommes encore à vivre alors que l'horreur existe ailleurs. Mais il est plus facile de nous parler de l'ISF des candidats à la présidentielle que de nous parler de l'horreur du génocide Rwandai auquel l'armée française présente a assisté sans intervenir...
Là c'est nous les méchants.... Les impuissants, les incapables...
Nous les français ? Méchants ? Vous payez ou non l'ISF ?
Je ne blâme pas ta réaction. La première fois que j'ai vu "nuits et brouillards", c'était au lycée où l'on voulait nous sensibiliser au problème. Nous avons été 3 à sortir de la salle au milieu du film pour aller vomir, et j'ai été hantée par ses images pendant des mois.
Quand je sais que je risque de voir de telles images je m'arme de courage. Je sais que moi je n'ai pas besoin de les voir, je les ai vues un jour au travers des yeux de mon grand père paternel,
Je comprends que tu te protèges. Je voulais simplement dire qu'il y a des images qu'il faut montrer pour que l'horreur apparaisse comme une réalité aux plus jeunes, aux indifférents, aux sans coeurs, dont tu ne fais pas partie.
Aujourd'hui les génocides du Soudan, Côte d'Ivoire, comme au Libéria, pour ne parler que de l'Afrique se poursuivent encore et encore.
Là aussi, il y a des enfants, à qui on tranche les mains, ou qu'on fait exploser sur les mines quand on ne leur met pas des mitraillettes dans les mains dès l'âge de 5 ans.
Ces horreurs mériteraient davantage d'être montrées, pas en boucle, mais le silence pesant des médias que ne s'intéressent aux atrocités commises ailleurs que quand l'actualité est vide m'indigne.
Oui, au Rwanda, comme en Serbie, nos soldats français ont assisté à des horreurs quand ils ne les ont pas cautionnées.
Si on avait à ce moment là, davantage montré l'immontrable, peut être qu'alors que l'opinion publique, si prompte à se mobiliser pour un tsunami ou des enfants dans un orphelinat bulgare aurait bougé là aussi.
Cacher, se taire n'a jamais été une solution.
Pour les reste de l'actu hélas quotidienne, les gens ne réagissent que quand ils se sentent concernés et les médias n'en parlent que quand quand ils ont du nouveau et du sensationnel à montrer (je ne suis pas sûre que l'horreur des images y change quelque chose, il faut surtout qu'elles soient "nouvelles", marquantes et flateuses pour l'audimat).
Je crois que le problème commence déjà quand on annonce une catastrophe avec des milliers de morts en se focalisant sur les 3 français du lot, comme si on s'en foutait "des restes du monde". Vous savez, j'ai épousé un Albanais du Kosova, j'ai été sur place, j'ai vu la guerre froide que les Serbes leur livrait, alors que non seulement aucun média n'en parlait (parce qu'il y a un conflit qui n'intéresse aucun média, c'est bien celui où y'a pas de mort visible) mais que les gens ne connaissaient même l'existence du pays.
En même temps, je ne crois pas que je rendrais service à qui que se soit en perdant ma sérénité et ma joie de vivre, alors j'avoue, j'évite souvent les infos et je ne cherche dans les blogs que des billets qui me font du bien. Mais j'essaye d'être généreuse et contributive autour de moi à chaque fois que j'en ai l'occasion (d'ailleurs, mon mari se fout de moi parce que je suis devenue la vache à lait des organisations humanitaires dont les courriers remplissent ma boîte à lettre sous prétexte que j'y suis allée d'une petite obole par ci, par là).
Bref, faut-il se sentir coupable de tenter d'être heureuse dans un monde peuplé d'horreur et d'injustice ?
Un « petit » message pour te dire que ton blog est superbe. J’avais voulu rajouter un 54ième commentaire lors de ton coup de gueule en rapport au manque de réaction de tes lecteurs mais la publication n’a pas fonctionné. Qu’à cela ne tienne ! Le voici sous un message qui m’interpelle.
Tout d’abord, ton blog est une très bonne découverte de l'année 2007 et je t'assure de ma visite au mois une fois par semaine...Tu nous offre un vrai portrait de femme, comme on les aime. Alors, courage, continue...et surtout reste comme tu es...ta plume, tes recherches et les illustrations sont la marque d'un vrai travail et cela donne encore plus d'énergie quotidienne à ceux qui te lisent.
J’ai vu l’image choc au zapping et j’en suis encore toute retournée, sûrement aussi par ma condition de jeune maman. Est-ce une image de trop ? Sûrement, en tous cas, elle me marque plus que les montagnes de cadavres, synonyme pour moi de « devoir » de mémoire…maintenant je crois qu’elle est là pour nous permettre de ne plus revivre cela. Oui, j’aime beaucoup découvrir la relativité du mal…mais j’aime me dire que même si les explications peuvent être là le geste n’en est pas moins inexcusable : une vision comme un acte de mémoire en somme !!
Merci encore pour ton blog
Pourquoi écrire ce que tu as vu exactement ?
Je suis maman d'un petite garcon de 5mois et tout comme toi je suis devenue mère universelle en me mettant a frissonner et pleurer lorsque je vois ou lire ce genre de chose.. Oui c'est vrai je n'aurais pt etre pas du lire tout le post.. mais en même temps ca incite.. (je n'ai pas vu l'émission et tant mieux !)
Juste pour te dire que rien qu'a lire ce post, j'en reste frigorifié et (ok j'entend deja d'ici la oui mais c'était la réalité il faut la voir pour le croire ou me dire c'ets la réalité, il ne faut pas se voiler la face..) mais comme tu dis avons nous vraiment besoin de ce genre de scène ??
Tf1 se frotte les mains.. mais ss aucun scrupule de choquer les gens.. car leur but est bien sur de choquer.. Pourquoi ne pas plutôt parler de ce qui se passais sans en passer par la case violence a chaques fois ?
ps : Félicitation pour l'invité mystère ;) alias Bébé !
bonjour damoiselle J
c vrai qu il y a des images comme celles dont vous parlez, mon souvenir televisuel traumatisant, c est un gars qui raconte comment il a été brulé sur le pont d une fregate pendant les malouines, j vous passe les details,
Mais c est NOTRE challenge obligatoire que de faire face à une horreur toute réelle, et d y réagir avec grandeur, savoir, et toujours lutter pour l amour et la paix, la discution et pas la vengeance...
n oubliez pas jeunes meres, jeune peres, dans quel monde vous avez invités vous descendants! je ne suis pas pour ces surenchère déshumanisante, comme ces abrutis qui veulent passer à la télé la décapitation d un otage par des fanatiques! ok! ok! y a des limites je te l accorde, mais lesquelles? jusqu ou doit on esquiver la RéALITé ?
de toute façon nous autres européens cocoonisés dans nos salons télé, à matter les conneries du soir avant de dormir au chaud, enmitouflés dans le plastique et la moquette, nous avaons tendance à effacer l horreur de nos tete, le résultat pourrait être, un oubli, un éffacement de la force et de la conviction d' amour et de PARDON...
comment allez vous apprendre à vos enfants ce qui ce passe sur terre? vous allez les carresser avec des dessins animés en leur faisant croire que les horreurs de notre propre éspèce n existe pas?
un peu de courage... etes vous capable de pardoner? et n etes vous pas capable de faire le mal?.................
Je pense que cette image était utile. J'avoue que c'est dure mais en même temps tous ces documentaires sur les nazis ne sont ils pas fait pour nous fait réagir, pour dire plus jamais ? C'est horrible de voir n'importe qui être torturé mais ça fait partie de la réalité et se voiler la face ne le fera qu'empirer. Cette image était dans un documentaire pour nous montrer les horreurs des gestes faits par les nazis et ça doit nous enseigner à tout faire pour que jamais ça ne recommence. Cependant je comprends ce que peux ressentir une mère, n'ayant pas d'enfant j'ai énormément de mal a supporter la violence et les tortures sur les personnes âgés car ça pourrait être mes parents, grands parents, on s'identifie. Cependant il ne faut pas oublier, je suis une grande rêveuse et j'espère qu'un jour l'Homme comprendra et vivra en paix avec autrui. On est censé être l'animal intelligent je me demande si c'est vrai...
Comme vous je partage un amour inconsidèré pour les enfants, et au sens plus large, pour la vie en générale.
Et je respecte bien entendu votre sensibilité de mère.
Je puis bien comprendre que l'on préfère garder d'une période aussi sombre, des images telles qu'un gentil monsieur Batignolle sauvant de braves enfants des griffes nazies.
Néanmoins, on n'est forcé de constater que les horreurs commises au cours de cette période dépassent l'imagination.
Et il me parait plus que nécessaire aujourd'hui encore, de ne pas cacher cette vérité; de ne pas se voiler la face devant des faits fût-ce-t-ils aussi horribles. La pluparts des gens ignorent encore à quel point l'ignominie a pu s'imiscer dans des détails annecdotiques aussi inconcevables que ces images de tortures d'enfants que vous citez.
N'oublions jamais que l'humanité fût capable de telles atrocités, et que la logique nazie ne se borna pas à acheminer des familles par wagons entiers pour les exterminer.
Alors personellement, je suis à 100% pour qu'une évocation de ce sujet ne fasse aucune impasse et les facettes les plus ignobles de l'humain, quand il est mis dans certaines conditions.
Vouloir se cacher les yeux, ce serait déjà un peu oublier.
Cordialement,
M.M. de Bruxelles
Ma chère Juliette,
Pour la mémoire. Les rares personnes qui ont survécu sont mortes ou en fin de vie.
Beaucoup de gens connaissaient les horreurs mais pas celle là.
Les images que vous citées "sur le viol, un tabssage ne vous choque pas" en vous citant mais c'est parcequ'elles ne vous dérangent pas tant que ça parceque vous y êtes habitué et que cette image sur cet enfant vous dérangeait. Elle n'entre pas dans le schéma systémique médiatique.
Pardonnez-moi, mais c'est bien qu'elle vous ait choquée. Ca prouve qu'il y a encore des images que l'on peut montrer et qui percute. Mais voyez-vous jusqu'ou on est obligé de montrer l'image... Car comme vous dites, un viol, un tabassage les gens ne sont plus choqués. Ca n'interpelle plus.
Comme Garance, je suis tombee sans prevenir sur ces images dans le zapping, ca fait beaucoup trop mal a la maman que je suis, je ne sais pas ce que ca va m'apporter. Je cherchais a en parler pour trouver un apaisement mais je crois que je vais rester hantee a toujours par l'image de cet enfant martyr.
Je ne comprends pas.
DIFFICILE DE SUPPORTER L'INSOUTENABLE!!!