L'auteur

 

LE MONDE DE JULIETTE

De Bridget Jones à la Ménagère de - de 50 ans, le Blog des Femmes qui veulent Tout : Famille, Carrière, Amour, Gloire et Beauté !

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L'actualité :

Weight Watchers

et moi, le count-down

Poids de départ : 85,5 kg (12/11/07)
Objectif
: 65 kg, Actuel : 71,1 kg
Cette semaine : - 100 g
Cumul
: -14,4kg

Humeur du jour : 400 g de perdus
en six mois, je suis la femme qui
maigris moins vite que son hombre
et pourtant les gens ont l'air plus
impressionnés que jamais par ma
perte de poids, comme quoi,
y'a pas que les kilos !
Pour m'encourager ou en savoir
plus, cliquer ici !

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Pourquoi ce blog ?

La question serait plutôt : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Alors que j’ai l’ambition de vivre mille vies en une, que je vis ma vie pour la raconter aux autres, que le sens de ma vie c’est de créer du lien et de partager mon expérience pour que d’autres en profitent, j’ignorais que la réponse à ma quête s’appelait blog (en savoir plus ? cliquer ici).

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Qui suis-je ?

Comment ? Vous ne me reconnaissez pas ? Malgré ma carte American Express et mes titres de gloire ?.... Hélas ! J’aurais pourtant bien voulu faire « connu » comme métier mais l’option n’existait pas dans les tables d’orientation. Alors j’ai fais carrière dans la communication et le développement commercial… toujours titillée par le syndrome « j’aurais voulu être une artiiiste » et sans rien lâcher de mes rêves.

A 25 ans, je créais ma boîte, à 29, j'inventais Juliette, mon double virtuel, à 30, je retournais à la fac, à 33, je trouvais l’homme de ma vie, à 36, je devenais chroniqueuse télé chez Christine Bravo, à 37, je faisais mon premier bébé, à 38, je publiais mes guides et surtout mon premier roman aux Editions Stock, on a même fini par me consacrer une chanson :0016:

A 40 ans… le temps est venu de partager tout ça avec vous !


Et depuis le blog ?

Un deuxième bébé né le 4 août 2007, et plein de bouquins dont :

mais aussi un job d'auteur dans
Les Nuz sur Comédie ! et surtout la participation à la nouvelle collection "futile mais fondamentale" de guides psycho-humoristiques de Hachette
On n'est pas des Courges
,
écrite exclusivement par des blogueuses, dont moi pour 5 titres



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Pour en savoir plus, visitez
le mini-site créé par Hachette,

consultez ma bibliograhie,

lisez les billets sur
Un Livre, Un Jour
ou la chonique de la TSF sur YouTube, et cliquez ici
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L’autre soir, le Grand Journal nous a sorti son premier marronnier de printemps : les régimes. Face à nous deux spécialistes, auteurs de best-sellers, Jean-Philippe Zermati à notre droite et Jean-Michel Cohen à notre gauche, qui s’accordaient sur un seul point, confirmées par l’ensemble des études sur le sujet : tous les régimes marchent, puisqu’ils font perdre du poids, mais aucun régime ne marche, puisque ce poids perdu, on finit toujours par le reprendre. Pour le reste, c’était « ah que je suis pas d’accord » à toutes les phrases. Nous avions d’un côté le discours lénifiant du tout à fait respectable Docteur Zermati, prônant la fin des régimes et des injonctions absurdes genre « mangez 5 fruits et légume par jour » ; d’après lui, il faut manger quand on a faim en donnant au corps ce qu’il réclame et ce dont il a besoin. Sans blague ? Il croît qu’on sait pas que c’est ce qu’il faudrait faire et que si on savait le faire, on n’aurait jamais commencé à faire des régimes ? Hélas, si nous autres femmes tendons à manger trop, trop gras, trop sucré, ce n’est pas par faim, mais par pulsion, par envie, par ennui, par stress, par désespérance, par frustration, par compensation… Bref, ce qui nous fait manger, ce n’est pas la faim, mais les émotions. Et des émotions, nous aurons toujours. La tentation restera d’autant plus présente que, à l’inverse de toute autre addiction, on ne peut pas ne pas manger. Il ne s’agit pas de renoncer à la bouffe comme on renonce à l’alcool, en sachant qu’un seul verre peut nous faire replonger. Non, nous on met tous les jours le doigt dans l’engrenage et on doit résister de toute nos forces pour ne pas se laisser entraîner. C’est peut-être pourquoi Weight Watchers marche si bien, c’est ce qu’on nous propose de plus proche des réunions d’Alcooliques Anonymes. WW c’est notre AAA à nous, réunissant les Amateurs d’Agapes Anonymes venus puiser ici « la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence ». Croire qu’on deviendra une femme raisonnable, qui mangera raisonnablement, en ingurgitant ce qui est nécessaire et suffisant pour répondre à ses besoins naturels, relève à mon sens de l’utopie. On peut juste apprendre à aller dans le bon sens car trouver son équilibre intérieur – qui entraînera l’équilibre dans son assiette et l’équilibre sur la balance – est le travail d’une vie. Et en ce sens, je rejoins complètement le constat du Docteur Cohen : On sera toujours plus ou moins au régime. Quand on lutte avec son poids, c’est pour la vie, ça demande une vigilance constante, il faudra toujours « faire attention ». On fera des régimes, on perdra du poids, on arrivera peut-être même à garder sa ligne un certain temps et puis, tôt ou tard, il y aura une fête, une tentation, un coup de blues de trop, un noël trop copieux, un chagrin d’amour, un nouveau job, un déménagement, une déprime saisonnière qui nous feront « craquer », et ce sera rebelote. Pas question pour autant de lâcher l’affaire, car on sait bien que notre self-estime et notre bien-être partiraient avec l’eau du bain. Et puis quand on entend la filiforme Ophélie Winter, belle plante à la silhouette inaccessible entourant nos deux éminents spécialistes, nous exposer son ascétique régime protéiné on se dit que finalement, ce n’est pas plus mal d’être dans le clan des femmes normales, éternellement au régime, plutôt que dans celui des brindilles capables de se planquer derrière un réverbère. Si le prix à payer pour me débarrasser de mes bourrelets c’est de manger du poulet tous les matins, je préfère encore les garder !

Mercredi 1 avril 2009
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Je vous préviens, je vais un peu plomber l’ambiance avec un sujet qui tend à me préoccuper sérieusement depuis que j’ai commencé à dévaler la deuxième partie de ma vie. J’ai en effet pris conscience d’une réalité qui jusqu’alors ne m’avait pas franchement effleuré, comme si elle ne me concernait pas, alors qu’il est clair que je n’y échapperai pas. C’est une même finalité qui m’attend au bout du chemin, voire au tournant. Quoi que je fasse, c’est bien la mort qui aura le dernier mot. Et comme disait François Mitterrand « Je sais bien que je vais mourir un jour, mais je n’arrive pas à y croire ». Cette idée m’est insupportable. Mourir, ça ne me ressemble pas, c’est pas mon genre. Vous autres mères me direz sans doute : « c’est normaaal, c’est comme ça quand on a des enfants ; on a l’impression qu’on ne peut plus mourir, qu’on ne peut pas leur faire ça ; on se dit, mais qu’est-ce qu’ils deviendront sans nous ? ». Mais non, fidèle à ma réputation de mauvaise mère qui s’assume, j’en ai rien à battre. Certes, s’il devait leur arriver quelque chose, je ne crois pas que j’y survivrais, mais c’est une autre histoire. Si eux me survivent, ils s’en remettront, car la vie, leur vie, continue... pas la mienne. Perdre sa mère, c’est mourir un peu, mais perdre sa vie, c’est mourir beaucoup ! C’est donc très égoïstement que je m’inquiète de ma propre mort, de ce néant pour solde de tout compte, de cette maladie incurable que je porte en moi par ma naissance même. J’ai beau savoir que c’est son caractère éphémère qui donne à la vie sa saveur et sa valeur, je n’arrive pas à me résigner à l’idée qu’on me reprenne un jour ce cadeau. Qu’importe la trace que je laisserai puisque je ne serai plus que cendre, qu’importe les autres, qu’ils se débrouillent. S’il en a une qui aura alors un vrai problème, définitif et insoluble par nature, c’est bien moi ! Et après moi le déluge ! C’est ma disparition dans l’ici et le maintenant qui me préoccupe en premier chef. Certes, je suis croyante, mais le doute fait bien partie de la foi. N’est-il pas insensé de croire ? Et si je me trompais ? Et s’il n’y avait rien après, que des racines qui se nourriront de ce qui reste de moi ? Et comme ça ne va pas s’arranger, qu’il n’y a aucun remède, pas d’échappatoire possible, que c’est probablement même le seul destin démocratiquement partagé par tous, à plus ou moins longue échéance, j’aurais intérêt à me faire à l’idée ; à l’apprivoiser ; à m’y habituer. Mais comment on fait ça ? On y pense un peu tous les jours ? On lève le pied puisqu’à quoi bon ? ou au contraire, on se jette dans la vie pour anesthésier ses pensées morbides ? Vous en pensez quoi, vous ?

Vendredi 13 mars 2009
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J’ai toujours cru que les bébés se mettaient à marcher du jour au lendemain, dès lors que leurs capacités psychomotrices s’y prêtaient, alors que le processus est bien plus complexe. Je n’ai jamais vécu avec mes enfants cet avant et cet après, ce grand moment où, paf, bébé se met soudain à marcher. Il faut dire que mes fils sont du genre très physiques, des explorateurs dévoués à un seul objectif, acquérir le plus vite possible la capacité de faire le plus de bêtises possibles. En rampant d’abord, et en la matière ils auraient pu entraîner un commando et situation de crise, puis à quatre patres, technique dans laquelle ils ont vite acquis la maîtrise d’un 4/4 tout terrain. Mais pour la marche, méthode de progression hasardeuse dominée par le déséquilibre, l’inefficacité et l’incertitude, ce fut une autre histoire ! Entre le moment où ils en eurent la compétence technique et le moment ou ils osèrent se lancer, Il leur fallu bien quelques mois. Leurs premiers pas ils les firent sans s’en rendre compte, concentrés par le jouet qu’ils tenaient dans leur main. Je me suis rendu compte que, chez bébé, la marche comme processus conscientisé n’arrive qu’à l’instant où il en prend la décision ! Et le voir vaillamment, fièrement, faire le pari fou de la marche est un instant magique, proprement époustouflant : A un moment donné, alors qu’aucune raison objective ne l’y pousse, alors que sa survie n’est pas en jeu, alors qu’il dispose d’autres techniques bien plus sûre pour avancer, bébé décide de se lancer dans le vide et se met à marcher ! Et tout l’être humain, ce qui fait son essence, sa singularité et sa grandeur – le pouvoir d’apprendre, de raisonner, d’évoluer et surtout, de choisir – se cristallise dans ces premiers pas, dans ce premier acte de développement personnel. Car faire un pas, c’est un peu comme avancer dans la vie, une fois lancé, le pied levé, pour ne pas tomber... on n’a d’autre choix que de reculer, ou d’accepter le déséquilibre en basculant vers l’avant. Evoluer, tout comme la marche, résulte d’un déséquilibre contrôlé. Grandir, c’est accepter de quitter une position confortable pour basculer dans l’inconnu. Et dire que les bébés nous en donnent l’exemple et nous assènent cette leçon de vie à peine leur première année révolue !

Lundi 16 février 2009
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Vous cherchez toujours un cadeau ultra-personnalisé, à la fois érotique, sexuel et sentimental, histoire de fêter dignement la Saint Valentin ? J’ai ce qu’il faut pour vous : Hot Zétudes, le Manuel d’éducation et d’éclate sexuelles, qui vient de sortir chez Hachette pratique. Il ne vous en coûtera que 4€90 et pour ce modeste pécule spéciale Saint Valentin de crise, vous aurez des jeux, des tests, des quiz, des QCM, des devinettes et des jeux de rôles, de quoi calculer votre QS® (Quotient sexuel) et votre compatibilité érotico-sentimentale, faire le bilan de vos compétence sexuelles, approfondir vos relations sexuelles et accroître vos connaissances sexuelles, le tout de façon excitante et ludique, si avec quatre fois « sexuelles » dans une phrase mon taux de fréquentation ne bondi pas, j'y comprend plus rien ! Et cerise sur le gâteau, pour le même prix, vous pouvez avoir un exemplaire dédicacé de l’auteur ! Il suffit de vous rendre à la Fnac, celle du Forum des Halles le vendredi 13 février à partir de 17 heures ou celles du centre commercial Rosny II le samedi 14 février à partir de 16 heures. Je vous y attendrai, sourire aux lèvres et plume à la main ! Bonne Saint Valentin !

Jeudi 12 février 2009
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Voilà plus d’un mois que j’ai rejoins les rangs de ceux qui « se lèvent tôt pour travailler plus » (le pendant « pour gagner plus » restant à prouver) et d’aucuns pourraient se demander ce que diable je suis allée faire dans cette galère, à me taper deux heures et demie de transport quotidien, à trimer toute la sainte journée loin de mes enfants, à rentrer fourbue juste avant le 20 heures avec encore le dîner à préparer, les enfants à coucher, la cuisine à ranger, la nounou à briefer, les casse-croûtes du lendemain à préparer... alors que j’avais moyen de gagner quasiment pareil (une fois les charges salariales et familiales retranchées) en restant tranquillement chez moi à écrire mes livres. Et pourtant, je nage dans un ravissement béat. Non tant que je « m’éclate » au boulot, je n’en demande pas tant (bien que ça commence à m’arriver parfois, comme une heureuse surprise, en cadeau bonus), je ne suis pas là pour me « réaliser » ou même « m’épanouir », mais pour monnayer et valoriser une expertise déjà « réalisée ». Les amalgames ne sont plus de mon âge, je ne mélange pas les torchons et les serviettes, ma vraie vie, ma famille, mon cœur sont ailleurs, au sein de mon foyer et non dans l’entreprise. Mais justement, pour apprécier pleinement la vraie vie, la famille et les élans du cœur, rien ne vaut le travail ! Je m’en étais déjà épanchée ici, en racontant le pourquoi du comment du quoi, mais, aujourd’hui que je récidive, je serai encore plus basique : La première source de satisfaction du travail, c’est d’expérimenter à nouveau… le plaisir de ne pas travailler ; l’excitation de la sortie de boîte, l’exaltation des retrouvailles, la jouissance absolue du jeudi soir avec la perspective d’un pont qui s’étend devant moi chaque semaine (parce que je suis en 4/5ème un luxe auquel je ne pourrais plus renoncer, et qu’en mauvaise mère que je suis, j’ai choisi le vendredi) et le sentiment d’apprécier d’autant plus chaque seconde de ce temps libres que le lundi en marque l’échéance. Comme disait déjà Shakespeare « Si l'on passait l'année entière en vacances ; s'amuser serait aussi épuisant que travailler ». Comment apprécier le week-end, quand tous les jours de la semaine se valent et se ressemblent ? Et trois jours, ça permet non seulement de bien déconnecter et de se reposer, mais aussi de grappiller du temps à soi, de poursuive des projets personnels (car je ne vais pas arrêter d’écrire, même si je vais forcément écrire moins) et de réactiver l’envie de replonger dans le taf quand arrive le lundi matin. Plus surprenant encore: alors que je viens à peine de rentrer dans ce nouveau rythme (le temps d’adaptation étant toujours épuisant), j’ai déjà le sentiment d’avoir plus d’énergie, de faire plus de choses, de profiter davantage.

Je peux aller au resto avec une copine, chez l’esthéticienne, chez Weight Watchers, flâner, faire les soldes ou même, comme l’autre jour, participer à une émission de télé à l’heure du déjeuner. J’ai deux heures à moi pour lire ou rêvasser quand je prends les transports. Je sors avec mon mari à chaque fois que les enfants ne sont pas là, d’autant plus motivée que je n’ai pas besoin de m’habiller, de me préparer et de « monter » sur Paris, puisque j’y suis déjà ! Bref, la crise, connaît pas ! La vie est belle, tagada tsouin tsouin… et voilà qu’en plus, il se trouve que j’adooore la boîte dans laquelle je suis tombée, mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai la prochaine fois !

Samedi 7 février 2009
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L’incongruité de mon timing pouvant surprendre, un préambule s’impose : si je vous parle des aujourd’hui des vacances qui ne seront pas d’actualité avant six mois, c’est que je m’adapte au rythme de l’édition et que j’écris aujourd’hui les livres que vous lirez sur la plage cet été ! Dont l’indispensable carnet de vacances des gourdes, comprenant comme de bien entendu une analyse existentielle aprofondie sur le sujet et en particulier une réflexion sur ce fantasme récurrent de vacances les cheveux au vent, sans responsabilités, à progresser au gré des envies, en totale spontanéité. Moi, comme vous le savez, je suis plutôt du genre obsessionnelle monomaniaque, j’ai donc tendance à gérer les vacances comme un projet d’entreprise : étude de marché, analyse budgétaire, choix des activités en fonction du meilleur rapport qualité/prix, négociation des prestations, élaboration du planning, organisation des événements, etc. Ce qui m’a plutôt bien réussi : je ne ratais rien de ce qui était inratable, j’en avais pour mon argent et surtout, je partais dans ma tête bien avant le départ effectif, grâce aux heures que je passais à naviguer sur Internet, à organiser, à rêver et à fantasmer ses vacances, qui n’avaient cependant plus grand-chose à voir avec les concepts de « relâche », de « repos » ou de « détente ». J’ai ainsi bouclé l’Ouest américain en 12 jours, pour l’équivalent de 1 200 € par personne billet d’avion compris en juillet-août (impensable aujourd’hui), à raison de 250 km en voiture en moyenne par jour. Un retard dans le planning, un pépin, un impondérable et c’était toute l’organisation du séjour qui s’écroulait. Je me vois encore conduire la nuit avec mon mari endormi à mes côtés après une nouba à Las Végas pour traverser la Vallée de la mort avant que le soleil ne tape et ne rende prémonitoire le nom funeste du lieu. Une sacrée aventure… mais certainement pas des vacances !

Alors un jour on s’est dit que ce serait peut-être sympa de ne rien organiser à l’avance, d’évoluer au jour le jour, de se fier à l’inspiration du moment. Mais il nous a suffit d’arriver à l’aéroport, de nous retrouver bloqué dans un pays étranger, à essayer désespérément de louer une voiture qui nous coûtera finalement un rein, pour souper de la spontanéité à jamais. Tout ce que je retiens de ces vacances, c’est le gaspillage, de temps, d’argent, d’énergie, avec le sentiment de n’être jamais au bon endroit au bon moment, beaucoup de stress inutile, d’attente, de frustration, sans que la « non-organisation » n’apporte le moindre bénéfice. J’en suis donc revenue à ce qui me va : mettre mes vacances sur des rails… et rien ne m’empêche de faire un arrêt, de changer de direction ou de m’attarder si l’envie m’en prend. Comme vacancières je me sens moins chien errant que chat de gouttière, qui finit toujours par retomber sur ses pattes ! Et vous, quel type de vacancier/ère êtes-vous ?

Vendredi 12 décembre 2008
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En ces temps de crise, tout est bon pour gagner un peu de réassurance sur l’avenir mais comme on n’a plus les moyens de sortir, d’acheter tarot et boule de cristal, encore moins de consulter une voyante, il nous faut puiser la solution et les ressources au sein (ou plutôt à la croupe) de notre propre foyer… Et autant le faire de façon ludique, coquine, comique, voire absurde, histoire de se remonter le moral en cette époque de froidure pisseuse à ne pas mettre son nez dehors. C’est l’occasion de tester la croupologie, ou rumpology en anglais, ou encore fessomancie, un art divinatoire ancestral consistant à lire l’avenir dans les fesses, à voir au plus profond de l’être par son derrière, à donner corps à la vision du sage Tsang Tao « le sillon de tes fesses est le sourire de ta vie ». Vous en saurez plus dans mon opus de « Hot Zétudes » à sortir cet été, mais sachez qu’à l’instar des lignes de la main, les plis, recoins, crevasses, vergetures, fossettes, grains de beauté et autres marques de des fesses en disent long sur votre personnalité. Si vous voulez économiser les 125 $ que coûte le bilan « condensé et sans chichi » des signes qui marquent votre fessier, assorti d’une prédiction sur un an de « la direction vers laquelle vous emporte votre arrière-train » proposé par la grande prétresse de la rumpology, Jacqueline Stallone, la maman de Rocly herself, qui livre ses ficelles sur www.jacquelinestallone.com, fiez-vous donc à votre propre instinct et au Readers Digest que vous en fait !

Ce qu’il faut savoir (les jolies fesses en image parmis d'autres viennent d'ici et de )

- La fesse gauche révèle notre passé. Elle représente l’hémisphère droit de notre cerveau dédié au non verbal qui gère nos réponses intuitives et émotionnelles aux aléas de la vie.

- La fesse droite révèle notre avenir et porte notre futur, nos talents, espoirs, buts dans la vie. Elle représente l’hémisphère gauche de notre cerveau dédié au verbal où siège le langage, l’abstraction, la logique, le raisonnement.

Le derrière humain est d’une grande complexité, toutes les marques peuvent faire sens et être sujets à interprétation : la pilosité, les varicosités, les boutons, les cicatrices, les grains de beauté, les tâches de naissance…Une attention particulière doit être apportée à :

- la peau, le plus large système organique du corps, qui représente l’expression graphique de notre santé, son aspect révèle notre état intérieur aussi bien au niveau physique que psychique,

- les lignes, qui sont des gages de succès, de réussite professionnelle et de compétences artistiques, en particulier quand elles viennent de l’extérieur et vont vers l’intérieur.

Enfin, la forme joue un rôle important et donne des indices de personnalité :

- une fesse musclée en forme de pomme révèle une personne charismatique, dynamique, portée par la confiance en soi, créative et heureuse de vivre

- une fesse en forme de poire suggère un tempérament dévoué, patient et terre-à-terre.

Comment procéder ? Pour exercer la croupologie, il faut un teste-fesse de confiance et un cobaye consentant, c’est donc une activité qui se pratique idéalement en couple. Ne vous focalisez pas sur votre inexpérience en la matière, faites confiance à votre intuition, au feeling : testez et… vous verrez ! Scrutez, touchez, étudiez, interprétez les accidents de parcours, les dénivelés, les bosses, les recoins, les sillons, les chemins de traverses… et si les attouchements viennent à dégénérer, tant mieux, prenez-le comme un bénéfice dérivé ! Un peu de voyeurisme à défaut de voyance ne saurait nuire ici. Nul doute que vous en resterez… sur le cul !

Jeudi 4 décembre 2008
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Chronique

 

Moi et mes bottes de pétasse


Oui, parce que même moi, dont la féminité n’arrive pas à la cheville d’une gamine de 5 ans et dont les formes n’autorisent guère le look bimbo, J’AI mes botes de pétasse. C’est arrivé par accident, sans le faire exprès, alors que j’allais tranquillement déjeuner avec une copine, je suis tombée en arrêt devant une vitrine, limite en pamoison, frappée par la violence d’un coup de foudre et par l’évidence que ces bottes dont l’insolent vermillon me regardait droit dans les yeux n’attendaient que moi ! Un essais confirma ma première impression : ces bottes-là étaient faites pour moi ! Toute émoustillée et rougissante, je fonçais au restaurant du rendez-vous pour exhiber sans plus attendre ma dernière acquisition devant ma copine. Brandissant ma boîte à trésor, je déclamais « je me suis achetée des bottes d’enfer » mais à peine la boîte de pandore ouverte, je réalisais qu’elles avaient un petit côté Pigalle version SM et bas résille que je ne leur avais pas vu de prime abord, d’un coup je fus assaillie d’un doute « elles font pas un peu pute ? ». Ma copine ne pipa point mais n’en pensa pas moins. Ces bottes-là étaient assurément un brin osées, aurais-je jamais l’outrecuidance de les porter ? Eh bien, non seulement j’ose (avec modération), mais je m'enhardis à les porter, je me sens devenir plus sûre de moi, plus bravache, plus moi, quoi ! Comme si elles révélaient à mon contact leur pouvoir magique, m’insufflant plus d’énergie, d'assurance et de courage ! J’ai fini par me rendre compte que des bottes comme ça, on en avait toutes, achetées sous le manteau, dans un moment de délire et de transe. Ce sont nos « bottes de pétasse », un peu trop extravagantes, trop hautes, trop glam', trop vernies, trop rouges, trop pointues, trop flashy, c'est selon, mais assurément « too much » quelque part ! Cependant, c'est justement ce « trop »-là qui en fait tout l’intérêt, qui transforme l’objet inanimé en antidote à la morosité, au découragement, aux chancellements de l’estime de soi. Alors, puisqu’on parle de crise, de moral en berne et de froidure qui perdure, il serait peut-être temps de ressortir vos bottes de pétasse, non ?


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